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Enfants

Comment punir un tout-petit ?

Un petit enfant dépasse parfois les bornes, refuse d'obéir ou fait tout simplement des bêtises. Et c'est normal. Sans être favorable aux punitions corporelles, on peut estimer une sanction utile pour son éducation. Mais alors quels sont les types de punition adaptés à des enfants petits ?

 

La toute-puissance ne fait pas le bonheur

Spontanément, surtout lorsqu'il est très jeune, un enfant pense que son bonheur se construit sur un certain nombre de principes : « J'ai le droit de tout faire, je suis le centre du monde, je peux avoir tout ce que je veux et tout de suite, je peux dépasser les bornes à ma guise… »
Belle illusion qu'il revient aux parents de dissiper dès le plus jeune âge, s'ils veulent apprendre à leur enfant à vivre en bonne intelligence avec autrui. Et pour cela, il n'y a pas d'autres moyens que d'imposer des limites et d'édicter des interdits.

Quels types de punition ?

Cependant le désir de toute-puissance de l'enfant - qui par ailleurs est source de vitalité - est tel que les limites sont parfois franchies et les stops non respectés. C'est alors que la sanction est nécessaire : elle est le complément normal de l'interdiction. Mais comment s'y prendre lorsque son enfant n'a que 2-3 ans et qu'il accède à peine à la conscience d'être une personne ? Quelles sanctions donner à un jeune enfant qui agit encore beaucoup sous l'emprise de ses pulsions et ne mesure pas les conséquences de ses actes ? 

D'abord, il y a des principes de base valables à tout âge : 

- Ne sanctionner que le non-respect de règles clairement établies. 

- Se souvenir que décevoir ses parents, ne pas se montrer en conformité avec l'image de l'enfant parfait ne constitue pas une faute et ne doit pas entraîner de sanction. 

- Préférer la sanction immédiate à la sanction différée. 

- Respecter les proportions : à petite bêtise, petite punition. 

- Choisir une punition réalisable et refuser toute menace angoissante (« Si tu ne viens pas immédiatement, je te laisse dans le magasin… ») 

- Éviter toute répression qui attente aux besoins vitaux de l'enfant (sommeil, alimentation, détente) ou aux plaisirs essentiels (câlins, anniversaire…) 

Lui faire réparer ses bêtises

Une des sanctions les plus profitables à un très jeune enfant consiste à l'isoler quelques instants tout en lui permettant de rester par la vue ou par l'ouïe en contact avec vous : « Assieds-toi un instant et pense à ce que tu as fait. Tu me diras toi-même pourquoi je ne suis pas content(e). » Si c'est possible, donner à l'enfant, même tout petit, le moyen de réparer sa bêtise est très éducatif : c'est lui qui ramassera les jouets qu'il a jetés par terre de colère.

Terminer en bons termes

Et lorsqu'il « pique sa crise » dans un lieu public (vous lui refusez un achat), restez ferme sur votre non et éloignez-vous avec lui dès que possible pour le laisser se calmer sans spectateurs. Dans ce cas, c'est votre fermeté qui sert de sanction, inutile d'en rajouter. Enfin, dès le plus jeune âge, il est important de lui donner l'habitude, après la sanction et le retour au calme, de présenter ses excuses, de dire « pardon ». Ainsi, il découvrira que toute bêtise est pardonnable et ne supprime pas l'amour des autres pour lui.

 

Le 2 octobre 2008 Agnès Auschitzka - La Croix, Parents & enfants

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