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Loisirs

Comment faire de nos petits voyages de grandes aventures pour les enfants ?

Et si on oubliait, au moment des vacances, nos objectifs d’efficacité et de rapidité, pour permettre aux enfants de savourer le temps passé sur la route ou dans le train?

 

L'excitation du départ

Lors des départs, les enfants ressentent la petite angoisse qui serre le cœur des parents. Les enfants la partagent et, à ce moment-là, naît chez eux une certaine excitation.

Le voyage est vécu aujourd’hui comme le moyen d’atteindre un but, une contrainte qu’il faut subir, et non comme un temps dont on peut profiter. Les autoroutes ont amélioré la rapidité avec laquelle on peut circuler d’un endroit à un autre. Mais nous ne traversons plus les villes, nous ne rencontrons plus personne, nous roulons toujours à travers champs dans un paysage assez monotone. Du coup, ce qui finit par importer, c’est l’efficacité du déplacement. Faire de la route ainsi ne peut engendrer que de l’ennui. Alors, avec un bébé, autant voyager de nuit, quand on le peut : bébé dort et ses parents sont au calme !

Le trajet lui-même est une expérience

La rapidité avec laquelle on se déplace a écrasé les distances. Le corps n’est plus un étalon permettant de les évaluer, il est pratiquement absent des déplacements : on ne marche plus pour se déplacer, et le corps ne ressent que peu de fatigue. Dans ces conditions, quelle représentation des distances les enfants peuvent-ils avoir ?

Le voyage n’est plus synonyme de dépaysement.
Avec l’intensité des échanges, on retrouve souvent, au bout de la route, des gens qui nous ressemblent. Comme disaient nos ancêtres qui suivaient le chemin de Compostelle, une fois arrivé au bout du chemin, “on n’y retrouve que soi-même” ! Ce n’est pas le fait d’atteindre Compostelle qui transforme en pèlerin, mais c’est le fait d’être parti de chez soi, d’avoir fait la route, et que cette route ait permis de multiples rencontres. Cette aventure fait qu’on n’est plus le même en arrivant, le temps du voyage nous a transformés. Alors, ce qui compte, n’est-ce pas le chemin parcouru et, surtout, la manière dont on l’a parcouru ?

 

Le 26 janvier 2009 Maurice Titran et Marie-Hélène Gros

Ses petits bonheurs… voyager en s’amusant

• Voyager aussi ensemble... dans la lune, en chantant « Au clair de la lune », et dans d'autres pays merveilleux évoqués par les chansons qu'on chantait étant enfant.

• Récolter, le long du voyage, des petits indices
rappelant les lieux traversés (ticket d'autoroute, étiquette du paquet de gâteaux, feuille d'arbre...) et reconstituer, une fois arrivé, le trajet parcouru.

A propos de Maurice Titran

Le docteur Maurice Titran a été directeur du CAMSP (Centre d'action médico-sociale précoce) de Roubaix.

Pour en savoir plus sur son travail auprès des familles, nous vous recommandons la lecture de ces ouvrages :

- Un pédiatre au charbon, co-écrit par Maurice Titran et Florence Quille, éd. Buchet-Chastel, 15 € ;

- Vies de famille, une lutte contre l'exclusion, co-écrit par Maurice Titran et Thérèse Potekov, éd. Gallimard, 16 € ;

- Maurice Titran, pédiatre : un rebelle chez les bébés de Murielle Szac, éd. de l'Atelier, 10,67 €.

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