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Parents

Vacances entre amis : nos conseils pour éviter l’enfer !

Cet été, vos amis… et leurs enfants partagent les vacances de la famille. Ce projet sympathique peut vite devenir un cauchemar quand les rythmes et les méthodes d’éducation diffèrent ! Les conseils de Christine Brunet, psychologue et psychothérapeute, pour vous aider à réussir votre séjour.

 

Comment faire pour que ces vacances en collectivité se passent bien ?

Christine Brunet : Il me semble d'abord essentiel que les familles se soient côtoyées, avant le jour du départ, pour parler de ce projet commun. Partir avec des amis dont on connaît bien les habitudes permet de se représenter ces vacances à l'avance et d'anticiper les éventuelles difficultés.

Pour maintenir suffisamment d'osmose entre les familles, il est nécessaire de trouver des consensus : se mettre d'accord sur les tâches à accomplir (cuisine, courses, lessives) et sur les horaires (repas, siestes). Et surtout, ne pas prendre ombrage s'il y a des tensions !

Les enfants doivent être préparés à vivre à un rythme différent de celui de l'année scolaire. Les parents doivent accepter d'être plus souples afin de s'accommoder des habitudes de chaque famille (permettre de pique-niquer, lâcher du lest sur la télévision, etc.).

Même en vacances, il est important de garder un temps d'écoute privilégié pour ses enfants : échanges, jeux, participation… Ces temps forts sont nécessaires pour les enfants, qui aiment se retrouver seuls avec leurs parents.

Quel comportement adopter avec les enfants des autres ?

C. B. : Il est conseillé d'éviter d'être intrusif dans les relations parents-enfants des autres familles. Ne jamais remettre en cause l'autorité des parents ! On peut parfois avoir le sentiment que les enfants des autres sont mal élevés. Ce n'est pas le cas : ils ont simplement reçu une éducation différente de celle que nous connaissons. Aussi, ne soyons pas trop rigides !

Si un adulte est choqué par l'attitude d'un enfant, qui ne dit pas bonjour ou qui parle mal, par exemple, il ne peut pas se permettre d'intervenir. En revanche, il peut parler, en aparté, à ses propres enfants : “C'est inadmissible, je trouve que cet enfant a dépassé les limites… ”

Inversement, il peut être amené à encourager son propre enfant : “Cet enfant-là sait rendre service, se mettre à table, se tenir comme il faut : j'aimerais que tu saches faire ça !” Il ne s'agit pas de comparer les enfants, mais de motiver les uns et les autres.

Quand peut-on se permettre d’intervenir ?

C. B. : Si un enfant est placé sous notre responsabilité en l'absence de ses parents, on peut lui demander de respecter nos propres règles. Et, bien sûr, si un enfant en met un autre en danger, il est important de lui dire : “J'en parle à tes parents car ce que tu as fait est très grave !”

 

Le 15 juillet 2013 Propos recueillis par Camille Moreau pour le magazine Toupie.

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A propos de Christine Brunet

Christine Brunet, psychologue clinicienne et psychothérapeute depuis plus de vingt-cinq ans, est l'auteure de plusieurs ouvrages, dont Dis bonjour à la dame !, paru chez Albin Michel, en collaboration avec Aurore Aimelet.

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